Varices et Chirurgie par le Docteur Gorny

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Q1.Comment le sang veineux circule-t-il ? Quels sont les moteurs de la circulation veineuse ?

La circulation sanguine fonctionne à la manière d'un circuit hydraulique, avec des moteurs et des tuyaux. La tendance est de croire que le cœur assure à lui seul tout le travail, mais il n’en est rien : la fabuleuse pompe cardiaque s’occupe seulement du voyage « aller », qui permet à chaque contraction du ventricule gauche ou règne une pression extrêmement forte, d’expulser dans l’aorte le sang oxygéné destiné à nourrir nos tissus et nos organes. Mais la force de propulsion du cœur gauche n’est pas assez puissante pour permettre au sang d’effectuer un tour complet avec retour à la case départ. Alors comment le sang devenu veineux revient-il au cœur, en particulier quand on est debout?


-A défaut de jouer le rôle de moteur, le cœur maintient dans ses cavités droites (oreillette droite surtout), une pression très faible, inférieure à celle des veines, qui facilite le retour veineux.

-Le sang des veines situées au-dessus du cœur, rejoint ce dernier sous l’effet de la pesanteur et «tombe » littéralement dans l’oreillette droite, comme un bouteille d’eau remplit un verre. Facile !

-Pour le sang des veines situées au-dessous du cœur et qui remonte contre la gravité terrestre c’est plus dur : le moteur essentiel est la respiration et plus précisément le diaphragme, muscle très puissant qui sépare le thorax de l'abdomen. A chaque inspiration le diaphragme crée dans l’abdomen une forte dépression qui agit sur le sang veineux comme une formidable pompe aspirante vers le haut. A chaque expiration par contre le sang aspiré retombe, mais il est bloqué dans sa chute vers le bas par les fameuses valvules veineuses.

-A l'effort la circulation dans les veines est facilitée : le cœur s'accélère, bat plus fort et participe à l’amorçage dur retour veineux. Lors de la marche, l'écrasement du sang contre la voûte plantaire est l'initiateur d'un mouvement de chasse sanguine. Les muscles du pied et surtout les os et les articulations exercent un effet compressif sur les veines plantaires, chassant le sang veineux vers la jambe, le relais étant pris ensuite par les muscles du mollet, encore plus efficaces. Ces derniers (surtout les muscles jumeaux) propulsent violemment le sang des veines profondes jambières vers le haut. L'accélération de la vitesse circulatoire, qui résulte de ces phénomènes, a pour effet d’aspirer le sang des veines de surface situées dans la peau et les tissus sous-cutanés. Bref, à l’effort tous les moteurs du retour veineux sont allumés et la circulation dans les veines est optimale.


On comprendra dès lors pourquoi les sujets variqueux ne souffrent pas des jambes lorsqu'ils font du sport ou de l'exercice, alors qu'ils sont particulièrement gênés en cas d'immobilité prolongée assise ou debout (piétinement). On comprendra aussi beaucoup mieux l'intérêt de l'exercice physique et de la marche dans la prévention de l'insuffisance veineuse et des bas de contention en cas d’immobilité assise ou debout prolongée.